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Lentement mais sûrement, le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire poursuit sa marche, on ne peut plus irréversible. Parti d’une situation chaotique, avec en toile de fond les tirs d’obus et de canons qui ont bien évidemment endeuillés de milliers de familles en Côte d’Ivoire, le pays de Laurent Gbagbo est presque revenu à la normale. Aujourd’hui, on peut le dire, bien que la situation du pays ne soit pas totalement reluisante, les Ivoiriens peuvent tout de même s’offrir la possibilité d’aller d’un point à un autre. C’est-à-dire d’une ville du Sud à une autre ville du Nord. D’une région de l’Ouest à une autre région de l’Est. Et vice versa. C’est donc dire que comparativement à la situation d’avant la signature de l’accord de Ouaga, la circulation des personnes et des biens est une réalité en Côte d’Ivoire. Mieux, les acteurs politiques qui eux-mêmes s’étaient interdits d’aller à la rencontre des populations pour des raisons de sécurité, se sont ravisés. Konan Bédié, Alassane Ouattara et autres ont changé de lunettes et ont aujourd’hui une meilleure lisibilité sur le processus de sortie de crise au point même de se porter candidats à la prochaine présidentielle qui pointe du nez dans notre pays. Actuellement, dans les états majors politiques des différents candidats, un seul mot d’ordre est sur toutes les lèvres : La vérification de la liste électorale. Preuve que la Côte d’Ivoire est bien loin de la situation chaotique qu’elle a connue en septembre 2002. Mais pour en arriver aujourd’hui à ce résultat, il a fallu le génie politique du Chef de l’Etat ivoirien, le Président Laurent Gbagbo. On ne peut donc pas dire que l’accord de Ouaga a échoué pendant que la Côte d’Ivoire se prépare à aller aux élections. Ceux qui soutiennent cette thèse ont certainement la malveillante intention de porter atteinte à la dynamique de paix dans laquelle se trouve notre pays depuis la signature de l’accord qui fait tant de bruits. Dans tous les cas, nous ne nous laisserons pas distraire par les chants du cygne. Convaincus que nous sommes dans le vrai et sur la bonne voie. Nous étions dimanche à Divo, la capitale du sud Bandama pour « vendre » le produit Laurent Gbagbo. L’engouement que ce produit a suscité auprès de la population nous convainc davantage que c’est Laurent Gbagbo qu’il faut à la Côte d’Ivoire. Ce n’est donc ni le régime parlementaire que l’on veut instituer dans notre pays ni les discours conformistes qui détourneront les ivoiriens de leur volonté de donner à leur pays, un homme qui sache dire non quand il le faut et oui quand la situation l’exige. Et en la matière et sur la place en Côte d’Ivoire et dans la sous région ouest africaine, seul Laurent Gbagbo incarne ces valeurs et cette nouvelle vision politique. Ne pas le reconnaître, c’est fait preuve de cécité politique. Or en l’état actuel de la situation du pays, il nous faut résolument s’engager à soutenir notre candidat, le candidat des ivoiriens, pour mieux appréhender les difficultés de demain. Sinon, il faudra désespérer de nos hommes politiques.
Charles Blé Goudé
Président du COJEP
A lundi prochain |